• Le bout de Notre rue....
     
    quoi ? demi-tour ? non.
     
    quoi ? c'est quoi ces larmes ? amères. salées. non. Non !
     
    La Rage. ça oui. La rage pour Toi.
     
    un coup de poignets sur mes joues. Voilà ! les larmes ? où ? effacées !  
    La Rage.  
     
    Les "limites" ? où ? terminées . Terminées !
     
    Les larmes disparaissent à mesure que j'avance dans Notre rue.  
    La faiblesse ? où ? non.  
     
    Ton sourire..... enfin.... j'ai cru que jamais plus, jamais plus , je ne le reverrais..... non. tais toi, toi la faible en moi. tais toi, et meurs !
     
    à genoux devant toi....
     
    tu murmures: "doucement."
     
    Doucement ? ça veut dire quoi ? non. non, mon Maître adoré....
     
    tu voulais quoi ? tu voulais m'offrir ? j'ai dit : "doucement."...... doucement.....Terminé ! Offre moi ! offre moi à qui tu veux, offre moi jusqu'à ce que je te supplie de ne plus le faire .
     
    tu voulais m'entendre gémir plus fort ? j'ai dit: "doucement....".   Fini ! frappe mon amour ! frappe plus fort ! fais moi trembler de douleur et ne me laisse pas repartir.
     
    s'il y a quelque chose que je t'ai refusé, prends le, sers toi, et ne me laisse rien.  
     
    pour combien de temps ? je n'en sais rien..... je ne sais pas. mais je te donnerai Tout.  
     
    flamenco ? noir et blanc ? non.
     
    je veux du technicolor et de la techno..... je veux que ma douleur vole en éclat , je veux que ta fougue claque sur ma peau à m'en rendre folle, je veux te supplier d'arrêter, et que tu n'arrêtes pas..... je ne veux pas repartir.  
     
    quoi ? demi tour ? retour à la case départ ? plutôt m'anéantir sous ton bras. plutôt m'anéantir sous ton sourire. Anéantis-moi, mais garde moi.
     
    les limites ? cassées. Brisées. Brisées par le sang. je suis à Toi corps et âme, tant que ce sera possible.  
     
    un regard vers Notre pièce...... un regard vers toi.... par pitié, dépêche toi de me rappeler que je suis tienne. Marque moi, encore et encore.
    tu répètes: "doucement....."
     
    mon cœur s'affole. non. pas doucement. ne me laisse pas le temps de réfléchir, s'il te plaît, ne me laisse pas le temps de penser.
     
    une phrase. juste une phrase. et tu refais de moi une "faible", sans le vouloir.
     
    " ça a été ? ".
     
    je ne veux pas. je ne veux pas que tu me demandes. je veux juste être à Toi. je détourne le regard. c'est dur de te mentir en te regardant.
     
    je murmure "oui.", et j'embrasse ton sexe, à travers ton jean..... regarde, regarde comme je suis chienne..... regarde, et ne vois que ça.....
     
    "regarde-moi nina."
     
    n'insiste pas..... ne casse pas ma Rage.... il en faudrait si peu.....
     
    je fixe mes genoux repliés..... je fixe la porte de Notre pièce..... tout sauf ton regard.
     
    "regarde-moi."
     
    prudemment, la faible que je suis relève les yeux vers toi.....
     
    "ça a été ? "
     
    allez..... tu veux vraiment que je le fasse ? d'accord ! je vais mentir en te regardant. d'accord. mais ne compte pas sur moi pour briser la rage que j'ai accumulée pour revenir jusqu'à Toi.
     
    tiens. regarde. je vais même te sourire. là..... c'est mieux, non? je suis plus convaincante ?
     
    "oui. ça a été."
     
    une gifle. la douleur qui irradie ma joue. ça y est..... on y vient.... merci. merci Maître.
     
    tu serres fort mes poignets entre tes doigts. je gémis doucement. serre plus fort. je t'en supplie.
     
    "j'en veux pas de ton petit sourire, là. j'en veux pas nina. si je veux voir ça, je regarde l'autre là, la présentatrice du journal télé. j'en veux pas de ça."
     
    un regard vers la télé. oui. elle a l'air débile, avec son sourire figé. débile.
     
    "t'es racho. t'es complètement racho nina. t'es encore plus racho que quand t'es arrivée. pourquoi je me suis emmerdé à te faire manger ? pourquoi ?"
     
    je détourne les yeux.....
     
    "et ça?"
     
    ça y est.... il est train de gagner..... je redeviens faible....
     
    il me tire par les poignets, je le suis à genoux, jusqu'au miroir.....
     
    "et ça nina?"
     
    deux petites traînées sombres sur mes joues, qui font se rejoindre mes yeux et l'extrémité de mes lèvres.... le mascara qui a filé ( le traître ! ) , juste avant la "rage"..... pour Lui.  
     
     "et ça?"
     
    il désigne la base de mes pouces. j'y ai enfoncé si fort les ongles de mes index, que des petits arcs de cercles presque rouges y sont inscrits.....
     
    "comme quand on s'engueule, et que t'oses pas répondre...."
     
    je reste silencieuse....
     
    "t'es transparente maintenant nina. tu peux plus me mentir."
     
    le silence envahit la pièce..... je suis censée dire quelque chose, là ?  
     
    ses doigts autour de mes poignets se desserrent.... le sang circule à nouveau....
     
    je me resserre sur moi-même.
     
    "je te le demande pour la dernière fois. après, si tu me mens encore, nous irons ( il me désigne Notre pièce ) , puisque c'est ce que tu as l'air de vouloir. parce que c'est ce que tu veux, pas vrai nina?"
     
    je ne réponds pas..... bien sûr que c'est ce que je veux. bien sûr.
     
    je relève les yeux vers lui. je t'aime..... si tu savais comme je t'aime.....
     
    "alors nina ? ça a été ?"
     
    il y a tellement d'espoir dans tes yeux que je te dise autre chose que "oui". que je sois un peu honnête, pour une fois....
    mais je ne peux pas mon amour..... tu es mon refuge. je ne peux pas casser la barrière entre ce qui arrive là bas et toi. si je la casse, je suis faible. si je la casse, je perds mon refuge. si je la casse, je m'écroule.... c'est si fragile de rester debout....ne m'en veux pas....  
     
    "oui Monsieur. oui, ça a été...." . je ne souris plus.
     
    c'est toi, à présent, qui ne veut plus me regarder. tu détournes les yeux.... je te déçois.... c'est dingue ce que je te déçois.....  
     
    "bien. lève toi."
     
    je retire mes vêtements, et je tremble..... elle est passée où, la rage? elle est où? pourquoi j'ai peur, à nouveau, pourquoi je panique ?
     
    tu pousses doucement mon corps nu vers Notre porte. pourquoi j'ai envie à nouveau, maintenant, que tu me murmures "doucement." ?
     
    tu tiens mes poignets entre tes doigts, pour me mener, et les lâche pour pousser la porte.
     
    un cri. bref. aigu. c'est moi qui ai crié? pourquoi j'ai crié? tu me lâches et le sang coule des veines des poignets, sur toute la longueur de mes avants-bras. le sang coule, encore et encore..... Raphaël, au secours, je t'en supplie, fais quelque chose.
     
    un mouvement de recul, et je me serre contre toi. tu me souries.
     
    "tu cries déjà ?"
     
    toi, tu es dans le jeu, déjà..... je retiens mes larmes.
     
    "quoi nina? quoi? "
     
    je murmure "pas de sang. s'il vous plaît Monsieur, pas de sang."
     
    ah , elle est belle, ma rage. elles sont belles mes promesses. plus de limites, c'est bien ça que je disais?  
     
    faible. définitivement faible.
     
    un petit claquement de langue..... "tiens.... ma soumise deviendrait-elle moins endurante....?"
     
    un silence..... "ou plus trouillarde.....?"   tu me regardes..... "par manque d'entraînement, peut-être?"  
     
    je baisse les yeux.  
     
    "dis moi nina."
     
    je murmure "j'ai peur." ma voix est rauque. le petit cri que j'ai poussé sans le vouloir l'a brisée.
     
    "de quoi?"
     
    "du sang."
     
    "depuis quand nine?"
     
    "maintenant."
     
    je relève les yeux vers toi..... "de mourir...."
     
    "depuis quand?"
     
    "depuis Eux." ma voix se meurt.... tu n'insistes pas.
     
    tu serres à nouveau mes poignets entre tes doigts. oui. retiens moi. retiens moi.  
     
    ton regard se fait dur. "tu sais que je fais ce que je veux de toi?"
     
    je fais oui avec la tête. oui. bien sûr.
     
    "ce que je veux." tu hausses un peu le ton, et je sens l'envie monter en moi, tuant peu à peu la peur, à mesure qu'elle monte.... ma respiration s'accélère....
     
    "oui Monsieur. oui." ma voix vient de renaître, du fond de moi.
     
    tu me relâches tout doucement, et le sang n'est plus là..... je te souris.... un baiser sur mon front....
     
    tu murmures : "pas de sang. fais moi confiance."
     
    une caresse sur ma joue..... merci mon amour.
     
     
     
    tu serres fort les liens autour de mes poignets, et de mes chevilles....je ferme les yeux.... vas-y.... vas-y.... j'en ai tellement besoin....
     
    Un petit réchaud, une casserole d'eau bouillante.... je te souris.... merci.
     
    les petites bulles s'amoncellent sur la paroi de la casserole.... premier contact.... premier cri.... une paille entre tes lèvres, et ton souffle qui m'offre la douleur. qui dose..... qui accentue chaque fois....
     
    l'eau brûlante coule le long de mes seins, j'essaie de me soustraire. non, je n'essaie pas. c'est juste un réflexe. mais les liens contrent les réflexes. mon corps se contorsionne sous l'eau bouillante. tu continues, inexorablement. merci.
     
    les cris de douleur me volent mon souffle. tant mieux.
     
    l'eau s'évade sur mon nombril, jusqu'à la base de mes lèvres. mes dents se serrent, mes poings se contracte, tout mon corps résiste..... tout mon corps, mais pas moi..... les sanglots secouent mon ventre.... sanglots de douleur.... ma tête tourne et ma vue se trouble..... la douleur me vole à moi-même..... tant mieux. Tant mieux....
     
    lorsque la douleur cesse, je ne suis plus là.... je te regarde et ne réalise plus que tu as arrêté..... tu as arrêté.... ça y est..... le message vient de franchir la bulle dans laquelle je m'étais retranchée....
     
    je murmure "encore...."
     
    tu as l'air surpris..... une main sur ma joue..... je ne vois plus rien.... tout mon corps tremble....
     
    tu demandes confirmation: "encore?"
     
    je jette un coup d'œil sur ma peau..... des traînées..... traînées de brûlures..... traînées de toi..... merci.  
     
    je fais oui avec la tête "encore....s'il te plaît....."
     
    tu regardes la casserole.... tu regardes ma peau..... tu n'es pas sûr.....
     
    je murmure "s'il te plaît....."  
     
    ne t'arrête pas. ne me laisse pas. je t'en supplie.
     
    tu t'éloignes.....  
     
    le premier coup tombe sur mon intimité, offerte, qui ne peut se soustraire, grâce aux liens. martinet, je crois. je ne sais pas. je m'en moque. ça brûle, ça irradie, ça me rend folle de douleur. c'est parfait. les coups s'enchaînent. ma tête tourne à nouveau..... les lanières s'entremêlent avec les traces de brûlure sur mon corps...... lorsque tu cesses de frapper, et que tu me prends, tout doucement, mes lèvres semblent se déchirer..... je sanglotte.....je jouis..... mon corps s'arque tout entier....
     
    je n'ai plus la force de gémir, plus la force de crier..... je m'en vais.... je te perds....
     
    je sens à peine ton sexe se retirer de mon ventre.
     
    dernières forces..... " continue. frappe. par pitié, continue. je t'en supplie ne me laisse pas avancer impunément..... ne me laisse Etre impunément...."
     
    le noir..... la fin.....
     
     
     
     
    "ça va? "
     
    tu es au-dessus de moi, et tu me souris....
     
    la fenêtre est ouverte devant notre lit, je vois les pigeons, sur le toit d'en face.... le ciel est jauni par la fin du jour.....  
     
    je te souris, et me relève, pour t'embrasser, mais je n'y arrive pas. la douleur me coupe en deux, et je retombe, sans forces....
     
    je te regarde..... tu es si beau, mon Maître..... tellement beau....
     
    tu me fixes.... tu murmures "ne me laisse pas Etre impunément....." ce sont mes mots. mais je m'en souviens à peine. tu souris, l'air moqueur.  "t'es mignonne, quand tu sors tes grandes phrases, nina...."
     
    je te rends ton sourire.... je t'aime....
    tu rajoutes, presque pour toi-même " un peu trop grandes pour toi, peut-être...."
     
    lorsque tu me tournes le dos, je ravale un sanglot de douleur. j'ai mal. mal à en pleurer.... tu passes sur les brûlures une crème..... je ne sais pas ce que c'est.... peu importe. je te fais confiance..... tes doigts sur ma douleur me font crisper tous mes muscles. je ferme les yeux, et reste immobile.
     
     
     
    "tu sais, j'ai cru que t'allais pas revenir."
     
    j'ouvre les yeux, et te regarde..... j'ai cru aussi..... j'ai eu si peur. si tu savais ce que j'ai eu peur, de ne pas revenir.
     
    "j'ai eu peur que tu reviennes pas." ton sérieux me serre le cœur. depuis quand tu es sérieux? ne me serre pas le cœur comme ça, mon amour. depuis quand tu m'aimes, toi?
     
    je joue la carte de la moquerie, comme toi. c'est plus simple. "peur? depuis quand mon Maître a peur?"
     
    tu fixes tes yeux dans les miens. "depuis que sa soumise a peur du sang."
     
    je serre les poings.... non..... non.
     
    je passe mes doigts sur ton visage..... les promène sur tes petites rides..... sur tes lèvres..... les larmes me montent dans la gorge..... j'articule "je suis là."
     
    tu détournes les yeux..... les fixe sur les traces sur ma peau..... "et..... c'est une bonne chose?" tes doigts passent sur ma douleur, et je frissonne.....  
     
    je retiens le mal en moi, pour te répondre "oui. je crois que oui."  
     
    Raphaël, tu es la plus belle personne que je connaisse..... bien sûr que c'est une bonne chose....
     
    ton visage va du mien, aux marques sur ma peau. "j'espère que tu as raison".
     
    ton expression semble vouloir me dire "je n'ai rien d'autre à t'offrir. que ces marques..... " j'y vois..... du dépit.
     
    du dépit.
     
    la douleur me submerge à nouveau.....je ferme les yeux.
     
    en silence, tu soignes mon corps qui frémit sous toi..... je n'émets aucune plainte.....
     
    c'est toi qui brise à nouveau le silence.
     
    "je m'étais fait une raison."
     
    je te regarde, sans comprendre.
    "à ce que tu partes, je veux dire."
     
    je ne comprends toujours pas.....
     
    "je m'étais dit que c'était un juste retour des choses."
     
    là, je ne te suis pas, mon ange....
     
    "pour....." les mots te semblent difficile..... est ce que ça peut vraiment être mon absence qui t'a rendu si sérieux? "tu sais, quand je pars..... quand je te laisse, et que...."
     
    je pose mes doigts sur tes lèvres. je murmure "je sais".
     
    n'en dis pas plus. je sais que tu jouis dans les bras d'autres femmes, qui ne sont pas aussi "racho" que moi.... je sais que tu Vis..... je suis heureuse que tu Vives.....
     
    tu murmures "je suis content que tu saches......"
     
    je te couve du regard.....  
     
    un silence..... et quatre petits mots..... "tu m'en veux?"
     
    je fonds...... comment pourrais-je t'en vouloir? comment ?
     
    "non." je te souris.
     
    tu me rends mon sourire. "tant mieux".
     
     
    tu t'allonges, l'air soulagé, à côté de moi.....
    je fixe à nouveau le ciel jaune, et les pigeons, et les toits..... un immense sourire intérieur m'envahit..... d'où vient-il? de quel droit? je n'ai pas le droit.  
     
    je t'aime tellement......
     
    "Raphaël?"
     
    "mmm?"
     
    tu dormais presque.....
     
    "je....."
     
    je n'y arrive pas.
     
    "quoi?"
     
    "j'ai eu du mal..... à revenir, tu sais."
     
    un silence..... interminable.....
    "je sais."
     
    "et......" c'est si dur....... "tu m'en veux?"
     
    "non. "
     
    un poids qui s'échappe de ma poitrine..... de l'air.....
     
    tu te relèves..... un baiser sur mes lèvres....."bien sûr que non."
     
    je me serre contre toi.....  
     
    Simplicité. après tout ce qui m'a semblé insurmontable, compliqué...... ici, avec toi, il ne reste que ça: Simplicité.
     
    tu t'endors doucement..... je murmure "tant mieux".
     
    je sais bien que, peut-être, tout changera dans le futur..... je sais bien.  
    mais..... ce soir, là, contre toi, dans les relents aigres de la douleur sur ma peau, tout est si clair..... tout est si Toi.  
     
    Sérénité.  
     

     
     

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  • Enième tentative pour relancer la machine à laver..... petit coup de pied désespéré, sans plus de résultat....   regard vers le bac à linge, lourd de la durée d'une absence..... puis sur moi-même, dans le miroir....
     
    je crois que.... je crois que je suis fatiguée.
     
    un soupir.... allez, courage. après: le travail, il va falloir assurer, et..... plus de temps pour le linge.
     
    un petit coup d'œil sur le téléphone.... j'aurais aimé qu'il m'appelle, après ça..... pour me dire quoi? pardon. ou..... un mensonge? pour me dire quoi?  rien. comme d'habitude.....  
     
    tant pis. serre les poings, et avance. Avance !
     
    La portière qui claque. le coupe-circuit qui ne s'arrête pas, et Cette chanson qui s'élève, en mode "repeat".... cette chanson de "soleil artificiel à nos vies", qui m'agresse, qui m'agresse.....
     
    Dans le fin fond d'un pays que le mauvais temps ne voit jamais  

    Il est une petite ville, un bourg, quelques maisonnées  
    Où les habitants, intimement, vivent en harmonie  
    Avec le Soleil, l'accent et les légendes du pays  
    Au pied du Garlaban, se promène un petit paysan  
    Alors qu'à deux pas non loin de là se trouve un petit berger  
    Ourouéou gadjo, la rencontre se fit en fumant

     
    le coupe-circuit qui ne s'arrête pas....
     
    Vrillés par la chaleur et les couleurs et les cigales du reggae  

    Le berger, prit le premier la parole  
    Il invite le paysan à user un peu de ses grolles  
    ouf ! un tour de clef !
    Vient donc chez moi, j'ai de la Gandja qui rend fou!  
    J'ai même un bambou tant grand qu'on peut le fumer debout  
     
    Fumo, fumo, fumo yééh.

    Vite, très vite, la fumée les excite ....  stop. ouf..... enfin ! tais-toi! tais toi, toi !  
     
    le moteur ronronne doucement..... je démarre. un petit coup de coude dans le bac à linge, qui menace de tomber, au bout de la rue.... un petit coup de coude sous mes yeux.....  
     
    sous mes yeux? mais qu'est ce que je fais, là? on ne pleure pas pour une "chanson qui agresse", une machine à laver cassée, ou pour un coupe circuit qui marche pas....
     
    on ne pleure pas pour ça.  
     
    trop tard. c'est parti. j'aurais Vraiment aimé qu'il m'appelle....  
     
    bon, allez, j'ai le droit. jusqu'à la laverie. après, fini. les larmes s'échappent sur mes joues, régulières. simplement la tension accumulée, qui ressort.
    la laverie. tant mieux. ça tombe à pic : j'avais plus de larmes.
     
    et hop ! camouflage ! lunettes de soleil, et un grand sourire aux "habitués".  
     
    je bourre le linge..... j'ai pas la force d'aller faire un tour, le temps que ça tourne..... je crois que mon Maître avait raison, comme d'habitude. j'aurais dû manger. il a si souvent raison....
     
    ça tourne dans ma tête, et pas seulement dans la machine. je me hisse sur le bord du sèche-couette, fixant le tambour de la machine, et je niche mon menton dans mes genoux, le temps que ça ne tourne plus.....
     
    la chemise beige de mon Maître.... le pantalon noir de mon Maître..... mon Maître..... un sourire, discret, inexistant pour les autres, qui bavardent au bout du local, un sourire discret sur mes lèvres..... Mon Maître.....
     
    Je me souviens, je me souviens de Tout..... il y a peu, je me suis dit que sa présence dans ma vie était un miracle..... et que les miracles, il est interdit de les briser.....
     
    un miracle. oui. c'est Vraiment le mot.
     
     
    Aussi loin que je me souvienne, lorsque j'inventais, pour les petits, des histoires de "princesses du désert" et de "pirates", la princesse enlevée par les pirates finissait toujours par rentrer auprès des siens, et "vivre heureuse avec de nombreux enfants"..... pour les petits, du moins....  

     
    parce que..... pour moi.... dès que je m'étais assurée que tout le monde dormait, j'enjambais les matelas, et filais, pieds nus, sans un bruit, le plus loin possible, le plus loin que mes jambes pouvaient me porter....
     
    au milieu des champs, seule, je m'agenouillais sur les foins, ou sur le sol..... et je réinventais une fin différente à l'histoire des petits, une fin juste pour moi.... la princesse ne rentrait pas dans le désert, auprès des siens..... la princesse restait auprès des pirates, et se laissait, doucement mais sûrement, fléchir par leur capitaine.... enfermée dans la cale du bateau, elle se pliait de bonne grâce à sa cruauté, à ses valeurs, et à son autorité, et en tombait amoureuse. elle restait auprès de lui, jusqu'à sa mort.... et l'on pouvait encore voir son fantôme agenouillé sur la tête du bateau, en signe d'offrande, bien des années après sa mort....
     
    à genoux au milieu de la nuit, au milieu de rien, seule, je m'offrais aux derniers nuages dans le ciel, puis je m'offrais aux étoiles, puis je m'offrais au silence..... je m'offrais..... à personne.....  
     
    et le temps passait. en devenant presque adulte, j'ai continué à rêver de "soumission", puisque c'est bien de cela dont il est question..... de "soumission"..... même si je ne le savais pas encore....
     
    je me regardais dans le miroir, et me disais: "personne n'a les mêmes idées étranges que toi, en tête. ça n'est pas normal de penser des choses comme ça. ça n'est pas normal."
     
    pourtant, irrémédiablement, cette étrange "présence en moi", que je n'arrivais pas à identifier, ni à définir, revenait régulièrement me hanter.....
     
    un soir, l'un d'entre eux m'a dit: "on devrait faire l'amour."
    j'ai dit oui.  
     
    aucun plaisir.  
     
    ni cette fois là, ni les suivantes..... juste une terrible envie de pleurer..... un terrible Besoin de soumission..... j'ai fait mine de jouir, et ai tourné le dos..... Solitude. solitude, dans tout ça. je suis sûrement Malade, et je ne peux en parler à personne..... pourquoi je suis comme ça? pourquoi? je suis sûre que je suis la seule à être comme ça....
     
     
    "nina, ça a l'air de coller, avec ton fils. c'est bien. ils iront bien ensemble. on leur fera un beau mariage, pas vrai?"  
     
    é! les gars! je suis là !!!!! au secours !!!! de quoi vous parlez ????? c'est de Ma vie dont vous parlez, là?  je suis Différente !!!! ne planifiez pas tout comme si je ne l'étais pas! je ne Peux pas vivre cette vie là, j'en mourrais !!!!! s'il vous plaît, appuyez sur "pause" et dites moi ce qui se passe, dans ma tête !!!!
     
    vous n'avez rien à me dire? normal....  et puis.... après tout..... d'accord.... faîtes de moi ce que vous voulez..... de toutes façons, mes "drôles d'idées" n'existent que dans ma tête..... personne d'autre n'est comme ça..... allez-y , faîtes moi épouser qui ça vous arrange, je serai vieille à 30 ans, comme vos femmes, je serai ce que vous voudrez..... les gens veulent la Liberté..... les gens veulent l'Indépendance..... la "soumission", ça n'est pas normal.....
     
    après tout, le temps me guérira sûrement de cette "drôle de lubie"..... et vous savez sûrement mieux que moi ce qui est bien ou pas, pour moi..... vous savez sûrement....
    je ferai ce que vous voulez.....  Résignation.
     
    et puis..... un jour.... Lui. Lui dont je ne savais rien..... Mon Miracle !  
     
    un regard qui semble lire tout au fond de l'âme..... un regard qui me transperce jusqu'au fond de moi, sans que je puisse me l'expliquer..... mais..... c'est impossible! trop d'années nous séparent! et puis.... à quoi bon? je ne jouirais même pas dans ses bras..... je ne saurais lui faire que du mal..... je ne jouirai jamais dans les bras de personne, je ne saurai que simuler.....
     
    tant pis, j'aurai au moins gagné un ami. chez lui, chez moi, chez lui, chez moi..... un va et vient incessant, une complicité de plus en plus forte.....
     
    et puis, un matin, quelques mots.....
     
    "tu devrais pas te promener comme ça, je pourrais avoir envie de te sauter....."
     
    "comme ça", c'est un petit tee-shirt, et une culotte....
     
    et là..... un regard assassin..... vers lui..... que je n'ai pas pu retenir....
     
    "je plaisante. ne me regarde pas comme ça nina, je plaisante."
     
    je ne te regarde pas comme ça parce que tu as envie de me sauter..... je te regarde comme ça parce que ça ne servirait à rien.....
     
    je murmure: " ça ne servirait à rien, que tu me sautes...." tu me fixes, tu sembles lire en moi..... " j'suis trop....bizarre..... tu serais déçu..... ça ne sert à rien, de me sauter, moi."
     
    tu ne relèves pas. tu n'insistes pas.
     
    "tant mieux. de toutes façons, t'es trop p'tite. allez, moi je file bosser."
     
    je baisse la tête, et te regarde partir..... j'suis trop...... "bizarre"..... vraiment trop bizarre.....
     
    les semaines passent...... tes mots n'ont pas entaché mon affection pour toi. pas du tout. je te fais toujours assez confiance pour dormir dans tes bras, et , le matin, tu te dégages pudiquement de moi, et m'embrasse sur le front. tu en es presque "mignon" , à être aussi pudique..... j'ai les clefs de chez toi, et, parfois, lorsque c'est trop "lourd" chez moi, je me réfugie chez toi.... j'y suis bien....
     
    un matin, mon "bonjour" claironne joyeusement à ta porte, mais tu n'es pas là..... je rentre quand même, récupérer des affaires.....  
     
    et là..... là !!!! un Choc !!!! Enorme !!!!! mon cœur qui Bondit dans ma poitrine !!!!! sur ta table..... des "dessins"..... des "dessins" en noir et blanc de ce que je ressens tout au fond de moi de "bizarre" , depuis que je suis toute jeune..... des femmes "entravées", des positions qu'il m'ait arrivé d'adopter tout naturellement, lorsque je jouais, seule..... je tourne les pages de papier, je panique, j'exulte, je respire, j'étouffe..... je ne sais plus..... comment c'est possible????? comment????? c'est un Miracle !!!!! c'est un Miracle !!!!! les dessins sont plus que "choquants", au delà encore de tout ce que j'avais pu "dessiner" dans ma tête..... je sanglote, de soulagement, de peur, je n'en sais rien..... ça Existe !!!!! ça Existe !!!!! je ne comprends rien à ces "dessins", mais..... quelque chose qui ressemble à la "présence" en moi existe !!!!!!
     
    je tremble comme une feuille..... je suis Réellement Choquée.  j'Existe !!!!!!! j'Existe !!!!!!! j'ai envie de le crier au monde entier..... mon cœur s'affole complètement, partagé entre incompréhension et soulagement.....
    c'est un Miracle !!!!!
     
     
     
    j'ai du mal à revenir vers toi, après avoir vu ça..... c'est tellement "étrange"..... est ce que j'ai parlé en dormant, et tu m'as entendu? est ce que , peut-être, tu es comme moi? est-ce que c'est possible, ça?
    je finis par revenir..... tu me fais peur..... les dessins sont encore dans ma tête..... ils tournent à toute allure..... plus vite que la machine à laver.....
    tu es égal à toi même..... tu me proposes un café, il est tard.....
     
    je n'arrive pas à te parler, je reste Absolument Silencieuse.
     
    c'est toi qui rompt le silence.
     
    "tu as vu les dessins, pas vrai?"
     
    mon cœur bat à 100 à l'heure..... la Panique, la Vraie Panique....
     
    dissimulée derrière un air d'indifférence " hum? quels dessins?"
     
    "tu sais bien."
     
    on dirait que tu Sais. on dirait que tu Sais ce que je suis. comment c'est possible? comment? est-ce que les anges existent, et qu'on t'a envoyé vers moi? est-ce que..... il y a des "gens comme moi", finalement, et qu'ils se reconnaissent entre eux?
     
    "ah! tes trucs de cul, là..... oui. je les ai vus. et alors?"
     
    tu as l'air déçu. déçu !!! alors..... non..... je ne rêve peut-être pas !!!!!! tu Sais !!!!!  tu Sais ce que je suis !!!!!! comment est-ce que c'est possible? je n'y comprends rien.....c'est un miracle !!!!!!
     
    "et alors, rien."
     
    mince. mince ! j'ai tout gâché..... quelle Nouille !!!!! j'attends ça depuis toujours !!!!!
     
    "bon, tu dors ici ou pas?"
     
    j'ai l'impression que tu n'as pas envie que je dorme chez toi..... j'ai l'impression que ma "fausse indifférence" te fait du mal..... est-ce possible??????  
     
    "non. je vais rentrer."
     
    à peine à la porte..... je redeviens seule..... le miracle a bien eu lieu, je crois, c'est à peine croyable mais....si.
     
    "Raphaël?"
     
    "quoi? t'es pas encore partie, toi?"
     
    "Raphaël, les dessins, c'est toi qui les as faits?"
     
    "non. allez, file."
     
    je file, donc..... je file..... mais je Respire..... je file, mais je Vis..... Miracle !!!!!!!
    dans la rue, dans la nuit, je sautille et je virevolte sur moi-même, c'est la première fois que je respire..... je lève les yeux vers les nuages, vers les étoiles..... ça Existe !!!!!
     
     
     
     
    les semaines passent et.... tu es redevenu toi-même...... le "Monsieur" gentil de la rue parallèle au boulevard, qui me prend sous son aile, quand je viens lui faire coucou..... j'essaie de ne pas trop penser à ce que tu me sembles être, en vrai, ni à ce que je suis..... peut-être que j'ai exagéré les "dessins", après tout...... peut-être, qu'à force d'être folle, je n'ai voulu rester folle toute seule..... tout simplement.....
     
    je suis bien, malgré tout, avec toi, et, parfois, devant la télé, je me glisse volontairement sur le sol, alors que tu restes sur le canapé. tu ne relèves pas..... je suis Sûrement folle.....
     
    jusqu'à cet après-midi.....  
     
    pour être "aimée" par eux, je ramène l'argent à ce sale type qui me reluque des pieds à la tête..... enfin bon..... il faut bien se faire accepter..... il faut bien être un minimum comme eux, pour ne pas qu'ils me rejettent.....
    je suis dans la rue, avec lui, pas loin de chez toi...... échange bref, sans sourire.
     
    lorsque je sens une présence derrière moi..... Toi. Toi.
     
    "tu la laisses. tu l'approches même pas."
     
    comment tu connais ce gars?
     
    "dégage."
     
    le type s'en va, lui, il s'en moque, il a l'argent entre les doigts. il peut partir.  
     
     je reste seule avec toi.....
     
    je n'ai pas eu le temps de souffler, ni de te demander ce qui se passe, que tu m'attrapes par les épaules, et me plaque contre le mur..... tu es si près.....
     
    "lui, tu l'approches plus. tu l'approches plus nina, compris?"
     
    tu sers si fort mes épaules entre tes doigts, que tu me fais mal..... tu es si proche de moi, que je sens ton odeur..... ta voix ne me paraît pas la même..... tu me fais presque peur, je me resserre un peu sur moi-même..... je fais oui avec la tête.
     
    c'est la première fois qu'on m'interdit quelque chose, pour mon bien..... parce que c'est pour mon bien, j'en suis sûre..... c'est la première fois qu'on se préoccupe de moi, avec une lueur telle dans les yeux.....
     
    je n'ai été entre tes doigts que quelques secondes..... mais j'ai senti l'envie monter dans tout mon ventre..... si nous n'avions pas été dans la rue, je serais tombée à tes pieds..... à genoux à tes pieds, j'en suis sûre.....
     
     
    il faudra bien que je te reparle des dessins. nous allons bientôt partir..... après, je ne te verrai plus. si ça tombe, je ne rencontrerai plus jamais quelqu'un comme toi. comme moi. plus jamais.
     
     
    c'est finalement toi, comme si tu Savais, qui en reparle.
     
    "tu te souviens des "dessins"?  "
     
    si je me souviens?? bien sûr !!!! je ne pense plus qu'à ça !!! je frémis.....
     
    "oui."
     
    "La personne qui les fait se prénomme Marielle. "
     
    je te fixe, attendant la suite..... je me moque qu'elle s'appelle Marielle.....
     
    "tu crois que tu aimerais être "modèle", pour quelques dessins, juste pour essayer? "
     
    je panique..... complètement..... que répondre??? que répondre???
     
    "c'est bien payé?"
     
    tu ris..... "non, ce n'est pas "payé", nina. c'est juste "comme ça"  ".
     
    "ah....."
     
    tu attends quelques secondes..... je suis "tétanisée". je ne peux quand même pas faire ça...... je ne te connais pas tant que ça.....
     
    "bon, c'est bon, oublie, laisse tomber ma belle."
     
    quoi??? non !!! et mon miracle alors ?!?!
     
    "d'accord."
     
    un mot. un tout petit mot. je te fixe. je palpite.....
     
    "d'accord?" tu me souris.....
     
    "oui."
     
    pourvu que je ne me sois pas trompée..... pourvu que tu sois bien "comme moi"..... pourvu que ça Existe bien...... je meurs de peur.....
     
     
    le jour de "Marielle" arrive. tu l'avais noté sur le calendrier, pour qu'on "n'oublie pas"..... comment j'aurais pu oublier????? comment?????  
     
    "tu es sûre que tu veux toujours?"
     
    "oui, oui..... "
     
    dans la voiture, je reste silencieuse..... je suis à la fois terriblement sereine, et terriblement terrifiée....
     
    Marielle est une femme jolie, et douce. elle semble bien te connaître......  
    je me sens "minotte", "gamine"..... "nulle"..... entre vous deux.
    elle nous montre la pièce.....
     
    elle me sourit, semble attendre quelque chose..... que je me déshabille, sûrement.....
     
    je te jette un regard, tu fais "oui" avec la tête..... j'ai peur. tu sors de la pièce, discrètement.
     
    Marielle me dit " n'aies pas peur, je ne vais pas te manger, je vais juste te "croquer" ". je ris.....  
     
    la position qu'elle me fait prendre, pour le premier dessin, est, à peu de choses près, celle que je "jouais" à prendre, quand j'étais seule.....
     
    je tremble comme une feuille...... être nue, devant elle, malgré son air "concentré", et "professionnel", ça me terrifie. mais..... au final, elle me voit, telle que je suis. c'est la première personne qui me Voit telle que je suis.
     
    peut-être que je suis en train de faire une bêtise, en fait..... peut être même que je suis en train de faire n'importe quoi.....  
     
    les larmes me montent aux yeux, je les retiens. j'ai peur.
     
    Marielle ne fait qu'un seul dessin.  
     
    elle me le tend. je reste sans voix..... je me regarde..... silencieuse..... je relève les yeux vers Marielle..... c'est Moi !!!!!! c'est Moi !!!!!! celle que j'ai toujours voulu être !!!!! c'est Magique !!!!! Magique..... j'ai envie de l'embrasser, cette femme, de lui sauter au coup, et de lui dire Merci !!!!!!  
     
    je me rhabille..... et lui tends le dessin.
     
    "tu peux le garder."
     
    quoi? le miracle?  
     
    elle me sourit..... "le dessin, je veux dire."  
     
    je serre très fort mes doigts autour du papier.
     
     
     
     
    dans la voiture, pour revenir, Raphaël ne parle pas..... je suis mal à l'aise, très mal à l'aise.....
     
    il me jette un coup d'œil, puis un coup d'œil au dessin.  
     
    "il est réussi, n'est-ce pas?"
    je murmure "oui....."
     
    "tu as l'air d'une véritable soumise."
    je ne comprends pas..... "une quoi?"
     
    il me sourit, et ne me répond pas.
     
     
    "Raphaël?"
    "oui?"
     
    j'ai envie de lui demander si ça existe pour du vrai, ce drôle de monde qui me hante depuis toujours, sur lequel je ne mets même pas de nom, s'il en fait partie, si..... si.....
     
    "rien."
    j'ai peur. je Vis .
     
     
    le jour de "partir" (encore.....) , Raphaël et moi étions encore "juste amis"....  
     
    Nous avons reparlé de Marielle, et j'ai appris des mots que je ne connaissais pas..... que je n'imaginais pas..... qui étaient en moi, seuls et perdus, sans nom pour les nommer, qui se noyaient, et qui, petit à petit, ont appris à nager dans mon esprit.....
     
    je lui ai confié comment j'étais, à l'intérieur..... c'était dur..... très dur..... enfoui sous une énorme de couche ...... comme si j'avouais une "tare"......  
    lui, ça l'a juste fait sourire. un sourire d'Ange.....
    le jour de "partir", je ne suis pas partie. je suis restée avec lui.
     
     
    je ne savais pas encore, à ce moment là, que je serai Sienne, juste deux mois après.
    Miracle...
    Miracle.
     
    on ne me fera plus croire que les Miracles n'existent pas. Notre Rencontre est un Miracle.
     
    la "Tare" est devenue passion..... j'ai joui, pour du vrai, pour la première fois, contre mon Maître..... c'était comme si je n'avais Jamais fait l'amour..... comme si c'était la Toute Première fois.....  
     
    je ne me suis plus offerte aux nuages, ou aux étoiles, mais..... à Lui ! Lui ! toujours Lui !
     
    je n'oublierai jamais. quoiqu'il arrive, je n'oublierai jamais mon Maître. j'en suis Sûre.

     
     
     
     
    "Mademoiselle, vous pouvez libérer la machine? c'est fini d'essorer."
     
    ".......... Pardon? ah..... oui.... la machine..... bien sûr.
    Bien sûr. excusez-moi."
     
    le bac à linge..... l'odeur de lessive....
     
    un sourire discret sur mes lèvres..... Mon Maître..... Les miracles, il est Interdit de les briser.  
     
    Interdit.



     
     

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