• colocataire...

    vendredi soir à auchan.... faut vraiment en avoir envie.... trop de monde, trop de bruit.... enfin bon, il n'y a rien à faire, le frigo résonne, lançons nous !  
    lorsque enfin nous ressortons, c'est presque la fermeture, déjà....  nous traversons l'allée centrale de la galerie, je lorgne discrètement sur les p'tites robes dans les magasins....  
    Mon Maître se moque gentiment de moi, j'ai beau savoir que c'est la fin du mois, je suis incorrigible.  
     
    « nina !!!!!! qu'est ce que tu fais là bébé ???? tu vas bien ???? »
     
     je relève la tête..... ce sont..... ceux avec qui j'ai grandi.... les 4 p'tits gars les plus sympas , casse cou, rieurs et .... inséparables de la terre....
    un grand sourire naît sur mon visage.... les bisous pleuvent, rapides, pressés, comme à chaque retrouvaille. mon coeur bat plus vite de bonheur.....  mais.... dès la joie passée.... je réalise..... Le mensonge.... je jette un regard à mon Maître, qui a l'air .... je sais pas.... surpris....  
    une vague d'angoisse me traverse.... qu'est ce que je vais dire ?  
    je lui présente rapidement mes quasi-frères d'enfance..... et..... je reste hésitante.... ils attendent que je dise quelque chose, là, maintenant....
    j'essaie de rester légère, pour qu'ils ne captent pas à quel point je suis mal à l'aise....
    «  c'est ....mon.... c'est mon colocataire ! »  
    le mensonge vient de sortir.... ignoble.... énorme.... ils ne relèvent pas.... avec leur aisance habituelle, ils lui serrent la main....  
    « enchanté ! » leur voix se fait sincère..... « on a pas mal entendu parler de vous hein ! »
    tu parles... qu'est ce que j'ai dit.... il est gentil, vous savez, le loyer est pas cher, j'ai ma chambre à moi, il est discret, et on ne dérange pas les affaires l'un de l'autre..... mon Maître a l'air perplexe.... eux, ne remarquent rien. normal, ils ne le connaissent pas....  après quelques minutes, où ils me racontent, les changements de terrain, les mômes qui ont réussi à avoir le brevet des collèges.....je les écoute à peine..... la peur m'envahit....  
    comme une nuée de moineaux joyeux, il finissent par filer, traversant la galerie marchande en se bousculant gentiment....  
    je reste seule.... avec mon Maître... il est.... silencieux.... je m'en veux tellement....
    sans un mot, il se remet à marcher vers la sortie.... je me sens... tout simplement minuscule, à côté de lui.... je le mérite pas....  
    il claque la portière de la voiture.... comment lui dire ? comment lui expliquer ? il ne comprendrait pas, de toutes façons, il s'imagine que je suis forte.... c'est pas vrai....
    ça n'est pas à cause du regard des autres.... pas du tout.... c'est juste que.... ils n'auraient pas osé me laisser partir, s'ils avaient su que je faisais l'amour avec lui.  
    j'entrouvre les lèvres, pour lui expliquer mais.... rien ne sort.... « mon colocataire ! » quelle horreur.... qu'est ce qu'il pense, en ce moment ? je n'arrive pas à sortir un mot...
    il se gare devant la maison, il ne récupère pas les courses dans le coffre.... je décide de m'en charger, ça me laissera le temps de me calmer, et, surtout, d'arrêter de trembler....
    quand je rentre enfin, il est debout dans la cuisine, un verre entre les doigts.... il ne me regarde pas.... il a l'air.... absent....
    je me rapproche doucement.... jamais je ne me suis sentie aussi nulle.... je n'ose pas parler, je ne sais pas où me mettre....  je voudrais.... j'en sais rien.... qu'on puisse régler ça comme on règle tout.... par une punition.... de Maître à soumise.... ça serait tellement simple....
    je murmure « excusez moi Monsieur. »  
    il se retourne... ce regard.... méprisant.... si seulement je pouvais m'enfoncer dans la terre.... il murmure.... : « Monsieur ? »  il me fixe.....  je ne peux pas soutenir son regard.... un sanglot est en train de naître dans ma gorge....
    « je suis ton Maître à présent ? c'est ça ? il me semblait que j'étais tout autre chose tout à l'heure. »
    je tremble des pieds à la tête.... comment il veut que je dise ça aux autres ? comment ???? c'est impossible !  
    je murmure «  je peux quand même leur dire que... » mes mots se bloquent dans ma gorge....
    il secoue la tête, l'air irrité....  
    « tu ferais peut être mieux de prendre tes affaires et de t'en aller nina. »
    je deviens blême.... mon sang semble s'être arrêté de circuler.... mon cœur s'est arrêté de battre... j'oublie de respirer....
    comment il peut dire ça ? est ce qu'il croit que c'est facile, de mentir à tout le monde ? je le déteste.... je le déteste...  
    « mais.... comment tu veux que je leur dise ???????? comment ???? » j'hausse la voix, à présent, mes nerfs lâchent prise.... j'ai tout abandonné pour lui..... j'ai..... non..... en réalité..... je n'ai rien abandonné du tout.... je n'avais rien..... avec tous ces gens que j'aimais si fort autour de moi, j'étais seule.... si seule.... qu'est ce que je ferai sans lui ? pour qui je vivrai ? est ce que je vais devoir recommencer à faire semblant de sourire ? mes yeux s'embuent de larmes.... je ne veux pas qu'il me laisse.... je ne survivrai pas....
    je murmure « ne me laissez pas Monsieur, s'il vous plaît, ne me laissez pas... » j'essaie de trouver son regard, mais il ne me regarde pas.... sa colère est palpable.... qu'est ce qu'il faut que je fasse ? j'ai besoin d'aide ! je voudrais que quelqu'un appuie sur pause, et me souffle une solution à l'oreille, comme dans les films.... la panique m'envahit....
    soudain, la solution, comme une évidence, m'envahit.... je vais tout briser.... maintenant. je vais perdre tout..... le peu que j'avais avant lui.... je vais le faire pour lui, parce qu'il est tout. sans bruit, je me dirige vers le bar.... il me suit du regard.... je saisis en tremblant le combinet du téléphone entre mes doigts.... je n'arrive plus à penser.... je compose un numéro de portable.... au dernier numéro, il s'approche, et me prend le téléphone des doigts.
    « qu'est ce que tu fais ? »  
    mes larmes s'échappent, mon corps se secoue de spasmes.... « j'appelle ma famille.... je vais leur dire.... que tu n'es pas.... ce que je leur ai fait croire... je vais leur dire, je te promets... » les larmes noient mes paroles...
    il détaille mon visage....  
    « pourquoi tu ne leur as pas dit qu'on était ensemble ? simplement ça. le reste ne regarde que nous. pourquoi tu leur as pas dit au moins ça ? tu fais semblant de me respecter, jour après jour, tu t'agenoue devant moi, tu baisses les yeux.... tu.... tu mens nina ! tu ne me respectes pas. tu as honte de moi. »
    c'est faux.... absolument faux.... mais comment lui faire comprendre ????? qu'il y a un gouffre.... un grand canyon.... entre la mentalité des gens qui sont nés ici, et celle de ceux avec qui je suis arrivée ici.... 25 années séparent mon Maître de moi. 25 années ! comment leur faire comprendre ça, à eux ?????  
    je murmure « non.... j'ai pas honte.... » je n'arrive pas à continuer... tout ça est trop dur pour moi, j'ai l'impression de n'avoir rien choisi, de vivre la vie de quelqu'un d'autre.... je croyais toujours m'en sortir en suivant le « destin », en adoptant le système D, en arrangeant la vérité à ma sauce, en souriant quand j'avais envie de pleurer mais.... me voilà face à ce que j'ai fait..... et.... au final, j'y suis seule, et..... la panique a gagné contre moi.... la peur a eu raison de moi.  
    je raccroche le téléphone, et je m'enfuis.... comme j'ai toujours fait.... quand quelque chose ne va pas.... je ne suis qu'une lâche.... je claque la porte de la chambre derrière moi, je pousse le verrou, et je fonds en larmes.... l'asthme est en train de monter dans mes poumons, et je n'en ai rien à faire.... qu'il me tue ce satané manque d'air.... qu'il en finisse.... je ne veux pas faire face.....  au bout de longues minutes.... j'entends qu'on frappe à la porte....  
    « nina ouvre ! » je ne veux pas entendre.... il a raison.... je vais partir.... loin.... très loin.... je vais recommencer ailleurs à faire semblant.... quelque part où personne ne me connaît.... je vais partir....  
    « nina ! » son ton semble agacé.... ou inquiet.... je n'en sais rien.... je me relève, chancelante.... mes poumons sifflent....je défais le verrou....  
    il me prend contre lui.....  
    j'enfouis mon visage contre sa chaleur...  
    ma voix est à moitié noyée par mes larmes et par le manque d'air...«  tu ne sens pas que je tiens à toi ? comment je pourrais avoir honte de toi ?  comment ? tu es ce à quoi je tiens le plus.... tu es tout.... tes tempes grises ? et alors ? tes petites rides au coin des yeux ? je Veux les voir ! jour après jour..... tous les jours.... tout le temps.... je veux être à toi.... » mon souffle se coupe, il me serre plus fort....
    je murmure «  ça n'est pas parce que eux ne t'accepteraient pas que je suis moins à toi.... je te promets.... je..... je vous promets Monsieur.”
    il me repousse doucement.... et fixe son regard dans le mien. "je te crois nine."
    il essuie mes larmes, du plat de sa main....  
    je lui souris.
     
    il appuie doucement sur mes épaules, et, souplement, je me laisse tomber à ses pieds.... les derniers sanglots font sursauter mes épaules.... il caresse mes cheveux....  
    combien de minutes je suis restée à ses pieds? savourant ses caresses, comme autant d'oxygène revenu dans mes poumons? je ne sais plus....
    au bout d'un temps incalculable, sans un mot, j'ouvre sa braguette, et, dès que j'ai repris mon souffle, je saisis tout doucement son sexe entre mes lèvres, je le suce avec plus de douceur que je n'y ai jamais mis.... prenant tout mon temps.... progressivement, il enroule les mèches de mes cheveux entre ses doigts, et je finis par me laisser guider, me mariant à son rythme.... il commence à s'enfoncer un peu plus profond dans ma gorge à chaque fois.... je sens que la pression que tout ça a fait s'accumuler en lui est en train de se libérer... mais je ne me dégagerai pas.... au contraire.... qu'il se défoule... qu'il me fasse mal.... qu'il laisse sortir tous ces doutes qui ont essayé de le voler à moi.... c'est de ma faute s'il souffre ce soir, entièrement de ma faute.... peu à peu, son sexe grossit en moi, à présent, il tire mes cheveux, puis pousse fort mon visage.... je ne peux plus respirer.... il se défoule violemment dans ma gorge, méprisant mes gémissements....  
    au moment où je sens son excitation atteindre son paroxysme, il se libère de ma bouche, et sa semence atterrit sur la peau de mon visage..... je relève un regard vers lui.... une gifle atterrit sur ma joue.... j'en veux plus.... je veux qu'il me fasse si mal que j'en perde pied, je veux être à lui plus que tout..... je relève à nouveau les yeux.... encore une gifle, plus forte.... je m'obstine.... la troisième gifle me laisse pantelante.... je murmure "encore...."
    "encore? tu en veux encore? c'est ça, petite chienne?"
    ma chatte s'humidifie.... oui... c'est ça.... vous avez raison Monsieur.... c'est ce que je suis.... vous avez raison Monsieur...
    il m'attrape par les cheveux, et me traîne à travers la pièce, puis dans l'escalier....  
    je peine à rester sur mes jambes.... une fois dans notre pièce, il attrape violemment mes poignets, et les noue à la va vite aux liens qui me suspendent en quelques secondes devant lui....  
    "tu en veux encore?"
    je fais oui avec la tête, le suppliant du regard.
    "alors demande le! demande ce que tu veux!"
    je reste un instant silencieuse, tout mon corps réclamant cette douleur à venir....  
    "faîtes moi votre Monsieur.... marquez moi..... plus fort que jamais.... "  
    il ne bronche pas....  
    "s'il vous plaît Monsieur.... s'il vous plaît.... marquez tout mon corps , faîtes moi hurler et me tordre de douleur.... s'il vous plaît....."
    il sourit, avec ce petit air victorieux que j'aime tellement.... il ouvre la malle et en sort.... quelque chose qu'il n'a jamais utilisé... un fouet court, à une seule lanière.... fine et coupante.... cinglante.... mon corps se tend.... je n'ai plus peur de rien.... je ne me reconnais pas... moi si peureuse, d'habitude.... la peur vient de s'envoler....
    le premier coup tombe, au milieu de mon dos.... je ne gémis même pas.... je veux qu'il frappe plus fort.....
    les coups s'enchaînent, de plus en plus cinglants.... je me retiens de crier.... pour qu'il continue.... pour qu'il ne s'arrête pas....
    "c'est ça que tu veux? hein nina? c'est ça? dis le!"
    il marque une pause.... je veux que la douleur ne cesse plus.... j'en veux encore....
    ma voix se fait faible, comme un gémissement  
    "encore !" il suffisait de le demander.... les coups pleuvent à nouveau.... le fouet s'enroule autour de mon corps.... s'acharne sur mes fesses.... sur mes seins .... sur mon ventre.... je me tends vers la douleur comme jamais.... par dépit, parce que presque tout mon corps est déjà marqué, mon Maître cingle mes cuisses, et mes genoux.... de plus en plus fort.... à présent, je ne peux plus retenir mes cris.... mon corps s'affole de douleur, mes larmes jaillissent, très vite transformées en sanglots.... lorsque les coups cessent, je me calme enfin.... j'halète comme un animal.... je ne peux plus penser.... je vois mon Maître ranger le fouet, et se saisir de la badine.... celle qui marque le plus.... je ferme les yeux.... je suis presque à bout de forces...
     
    je sais pourquoi la badine va continuer à me marquer. elle est là pour me rappeler que ça n'est pas moi qui décide.... que c'est lui. qui décide quand il arrête. qui peut tout sur moi. alors, je jette un regard protecteur vers cette petite tige de bois.... qu'elle danse sur mon corps... qu'elle célèbre mon appartenance, même si je n'en peux plus....
     
    les coups sont destinés à mes fesses, déjà sanglantes , souvenir du fouet....  nets.... précis.... la douleur est sans appel.... les coups sont rapprochés, mon Maître ne les retient pas.... je n'ai plus la force de crier.... lorsque les coups cessent, je ne m'en aperçois pas.... mon corps est tellement endolori, que je ne les sentais plus....
    je sens les doigts de mon Maître se promener sur les marques.... il me sourit.... j'ai tout oublié... il se place sans bruit devant moi, défait un peu les liens pour que mon sexe soit à la portée du sien....j'utilise mes dernières forces pour enrouler mes jambes autour de son bassin, et je le sens s'enfoncer en moi.... je me laisse aller, la corde s'enfonce dans la peau de mes poignets.... je m'en moque.... il est au plus profond de moi.... ses vas et viens sont plus doux que jamais.... il caresse mon dos, s'attardant sur les marques rouges parallèles qu'il y a créé. ses mouvements en moi se font plus précis, plus rapides.... il lime ma petite chatte avec patience et empressement à la fois.... au moment où je sens son plaisir qui arrive, je croise son regard.... ma tête tourne.... mon corps se secoue d'une onde de plaisir que je ne maîtrise pas.... je sens tout s'enfuir autour de moi.... je m'effondre d'épuisement, les dernières choses dont je me souviens sont le plaisir non retenu de son sexe dans mon ventre, et le cisaillement de mes liens qui se serrent chaque minute plus fort autour de mes poignets..... et autour de mon âme....
     

     

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