• Je ne suis rien d'autre qu'à Lui.

    J'ouvre les yeux... à moitié endormie... combien de temps j'ai dormi ? je ne me souviens plus.... Il n'y a pas de bruit dans la maison... je me relève tout doucement... j'ai rêvé cette nuit... de ma vie d'avant... de ce petit travail minable de télé prospectrice en mutuelle santé... de mon patron débile... des cris de mon père qui bêlait pour rien... du rire joyeux de ma meilleure amie sur le trottoir gris du village chaque matin en allant au travail... du regard de mon voisin sur moi... sur mon corps... qui me détaille... de ce regard qui transperce... qui me fait femme... de comme tout a été vite... un café, un soir que j'avais oublié mes clefs... une histoire qui commence... mon Maître...
    Le village est loin maintenant... la maison est vraiment silencieuse... il n'est pas là... où il peut être ??? je ne sais pas... je prends entre mes doigts la chaînette liée à mon collier... elle est détachée... ça signifie que ce matin je peux aller et venir à ma guise... il fait noir... je sors de la pièce à tâtons... je file à la cuisine, lui prépare un jus de fruits pressés, et un sandwich au beurre de cacahuètes... ce qu'il préfère. Il a toujours faim quand il rentre...
    J'entrouvre la porte de derrière, un rayon de soleil se faufile sur le carrelage... et un rayon d'air s'engouffre sous ma nuisette qui caresse doucement ma peau... j'ai envie qu'il soit là...  
    Je sors... il fait si doux pour un mois de janvier... je m'appuie dos au sol pleureur et me laisse couler accroupie sur le sol... je ferme à moitié les yeux et offre mon visage au soleil... c'est délicieux... j'esquisse un sourire... j'ai encore sommeil, il est tôt... je somnole au soleil, calme et sereine... j'attends son retour... enfin, j'entends la porte qui grince... c'est Lui !! mon cœur s'emballe... j'entends ses pas se diriger vers la porte fenêtre entrouverte... il repousse le volet exactement au même moment où un petit air rabat ma nuisette sur le haut de mes jambes... j'esquisse un geste pour la replacer... il fait non avec la tête... je ne bouge plus... il s'approche de moi... je tremble un peu... de plaisir ? oui, je crois que c'est de plaisir de le retrouver... je baisse le regard... sans un mot, il caresse mes cheveux, et mon visage... une effluve de son odeur m'envahit... j'en suis ivre...  
    « c'est pas comme ça que tu es censée m'accueillir. » je frémis... c'est vrai... je suis si heureuse de le retrouver que j'en perds mon éducation... je me laisse souplement basculer sur mes genoux, à genoux devant lui, je garde le regard baissé. Sans un mot, il ouvre sa braguette... mes doigts, doucement, viennent remplacer les siens... je saisis son sexe entre mes lèvres, délicatement... je commence à le sucer, il glisse ses doigts dans mes cheveux, et presse un peu mon visage contre lui... son sexe, déjà dur, s'enfonce jusque dans ma gorge... il presse un peu plus fort... puis, il tire mes cheveux, puis pousse à nouveau mon visage... puis tire mes cheveux... de plus en plus vite ... de plus en plus fort... il se masturbe dans ma bouche... il s'enfonce de plus en loin dans ma gorge, à mesure que son sexe grossit... j'ai la tête qui tourne, je ne suis qu'un jouet entre ses doigts... j'ai du mal à respirer, je ne peux même pas gémir... je caresse ses fesses... pour me calmer... je le sens se durcir... se détendre... et ma gorge et ma bouche sont remplies...d'un seul coup... réchauffées... des larmes s'échappent de mes yeux... je déglutis... il se retire... je reprends mon souffle... puis, sagement, je finis de nettoyer son sexe par de petits coups de langue précis... il caresse ma nuque pour me féliciter... sans un mot...  
    Puis retourne vers la maison... je reste un instant euphorique au pied de l'arbre, immobile et tremblante... puis, j'entends ses pas se rapprocher, je relève le regard vers lui... il glisse une main dans sa poche et en sors deux pinces...  
    « retire ta nuisette nine. ». j'obéis, le regard fixé sur les pinces, je suis totalement nue devant lui... il s'accroupie devant moi...  
    « je ne veux rien entendre, d'accord ? » je fais oui avec la tête, je maîtrise la peur qui veut envahir mon regard. Il sait que je redoute les pinces... j'arrête de respirer... il place la première pince, sur mon téton droit, je ferme les yeux de douleur, je reste parfaitement immobile, pas un son ne s'échappe de mes lèvres... il place la seconde pince tout de suite après, la douleur irradie tout mon sein... je me mord la lèvre pour me faire taire...je sens mon entrejambe s'humidifier...  
    Il contemple son œuvre, il a l'air ravi, je reste la tête basse, tremblante de douleur... à ses pieds...  
    «  à quelle heure tu es rentrée nine hier soir ? »  
    Hier soir, je suis allée faire des courses, je devais être rentrée à 18H30, comme il l'avait dit,  il y avait du monde aux caisses, je suis rentrée à 7H moins le quart. Je tremble un peu... il n'était pas là quand je suis rentrée. Il ne peut pas savoir que je suis rentrée en retard. Mais... je peux quand même pas lui mentir... ma voix reste dans ma gorge, j'entrouvre les lèvres mais n'arrive pas à lui répondre...
    « réponds moi nine. » sa voix est calme, autoritaire mais calme. presque douce. Les larmes me viennent aux yeux.  
    «  à 18H30, Monsieur. » c'est fait, je lui ai menti. Il passe son index sous mon menton et relève mon visage. Comment il pourrait  savoir que je suis rentrée en retard ? comment il peut savoir ? son regard est inquisiteur... il sait.  
    « regarde moi. »  
    Je garde obstinément les yeux baissés... je tremble... il élève à peine le ton. « regarde moi nine. » je relève les yeux vers les siens, une larme essaie de s'échapper de mes yeux... je la retiens avec peine... « à quelle heure tu es rentrée ? »  
    Je ne peux pas soutenir son regard... «  a 7 heures moins le quart monsieur. » ma voix tremble... est à peine audible...  
    « je n'ai rien entendu. »
    Je répète, un peu plus fort... cette fois, les larmes s'échappent, discrètes et silencieuses...  
    « oui. A 7 heures moins le quart. » je suis rentrée en retard, et... je lui ai menti... pas longtemps mais... c'est fait... je n'ose pas le regarder, de peur de ne pas supporter de voir sa colère ou... pire... sa déception.  
    « lève toi. » j'obéis, instantanément. Les pinces au moindre mouvement se rappèlent à mon bon souvenir.  
    « mets toi face à l'arbre, et cambre toi ; » un instant, l'idée d'essayer de me justifier , pour échapper à la sanction, traverse mon esprit... mais elle s'en échappe aussi vite... j'obéis... j'attends... il s'éloigne, puis reviens...le temps me paraît interminable... je tremble...
    Il noue mes poignets aux deux petites branches les plus basses de l'arbre...je me laisse faire, sans un mot... j'aperçois la cravache entre ses doigts... je ferme les yeux... il me contourne, et tout doucement, caresse mes fesses... je n'ai pas besoin de traduction... instinctivement, je me crispe...  
    « je ne veux pas t'entendre ». le premier coup tombe, cinglant, sur mes fesses... il marque un temps d'arrêt. Les autres, tout aussi appuyés, sont de moins en moins espacés. Je sanglote sans bruit, je n'arrive pas à respirer normalement. Les autres coups tombent sur mes cuisses, puis sur mes reins... je suis comme en apnée, comme s'il n'y avait plus d'air dans mes poumons... j'ai peur , j'ai mal... pourquoi je lui ai menti ?  
    Les coups continuent de pleuvoir sur mon corps, la cadence est effrénée, je n'arrive plus à me tenir sur mes pieds nus... je laisse échapper un faible gémissement entre deux sanglots... les coups s'arrêtent... net... je ferme les yeux... j'ai, sans m'en rendre compte, arrêté de respirer... il passe une main sur mes fesses et sur le bas de mes reins... la caresse agit comme une décharge électrique tant celles-ci sont échauffées... mon souffle est court... je tombe à genoux sur l'herbe... avant que les liens ne me retiennent par les poignets, je sens une main puissante se glisser sous mon ventre et me retenir... il défait mes liens et me prend contre lui, sa chaleur m'envahit... je respire tout doucement, le souffle comme endormi.  
    Il retire en douceur les pinces, la douleur inonde à nouveau mes seins, je gémis doucement et étouffe mon gémissement contre lui...
    Il caresse mes cheveux humides de sueur... la sueur de la douleur, et pose un baiser entre mes yeux...  
    « pardon Monsieur. »  
    Sa seule réponse est une caresse le long de ma nuque, qui, au travers de mon oubli, me fait frissonner de bonheur.... J'étouffe un dernier sanglot dans sa chaleur, et m'endors dans sa puissance... je ne suis rien d'autre qu'à lui.  

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