• plaisir d'être à Lui...

    ce soir là, j'étais toute seule, pour le énième soir... où il est ? mon Maître ? qu'est ce qu'il fait ? il va me faire son sourire habituel, et je ne vais rien demander, comme d'habitude... je suis fatiguée... lorsque le portable a sonné, j'ai répondu, pensant que c'était lui... ça n'était pas lui... c'était mon passé...  
    le « bébé, c'est toi ? », au téléphone, je l'ai reconnu tout de suite...  pas un ex jaloux ou collant... non... rien de tout ça... simplement ma famille d'adoption... 5 ou 6 voix qui parlent trop vite, qui mélangent français et espagnol... ça parle des saintes maries ... que je peux quand même pas leur faire ça... que je peux pas rester loin d'eux... qu'ils partent à l'avance, pour éviter le monde... j'arrive pas... à les entendre... je raccroche... et je pleure...
    entre mes bras, je sers un sweat noir que j'étais en train de repasser... il a son odeur, il me semble, malgré la lessive...
    je réfléchis... à toute vitesse... le téléphone sonne à nouveau. « alors, tu viens ou pas ? ste plait bébé viens... » je dis oui.
     
    et les règles ? et notre petit jeu, qui est devenu notre vie ? et lui ? et moi ? j'attends... il ne rentre pas... je fais un petit sac, que je cache sous le lit... j'attends... il n'est toujours pas là...  
     
    je file, sur la pointe des pieds, comme si c'était moins grave si ça ne faisait pas de bruit... je suis partie à pied, puis en bus... j'ai souri de voir leurs sourires... j'ai vibré au rythme de la route, comme avant, et, pendant que les vieux priaient leur sainte Marie Sara la Kali je sais pas quoi, j'ai bu, j'ai dansé, à en perdre le souffle, à en perdre la raison, à en perdre.... mon Maître.  
     
    je suis redevenue cette ado pétillante et colorée qui rie tout le temps pour cacher ses larmes... j'ai dit merci 10 fois,  avant de rentrer... je me suis perdue un instant dans les yeux du petit.... qui n'est plus petit aujourd'hui... dans les yeux de mon frère... qui n'était même pas mon frère.... et j'ai su que c'était suffisant. car, si je restais plus, j'allais à nouveau passer mon temps à rire à boire et à danser pour m'éviter de demander pardon pour ce que j'ai fait..
     
    j'ai pris le bus, dans l'autre sens, j'ai marché... mon sac en désordre sur mon épaule...  
     
    alors que j'arrive presque à la porte, l'ampleur de ce que je viens de faire m'apparaît... quatre jours... je suis partie quatre jours, sans donner signe de vie...  est ce qu'il s'est inquiété ? est ce qu'il va ouvrir la porte ? s'il n'ouvre pas, qu'est ce que je ferai ? où j'irai ? est ce qu'il me remplacera ? est ce que je survivrai ? alors que j'ai les doigts à deux millimètres de la sonnette , et que je suis incapable d'appuyer dessus, le verrou se défait... une boule dans mon ventre vient de s'envoler... il a du me voir, par la fenêtre... j'ai peur... peur de sa réaction... peur de ce que j'ai fait... la porte s'entrouvre... je croise son regard... je baisse le mien... je suis incapable de le regarder....
    « allez, entre... ». sa voix.... ni l'alcool, ni la musique ne l'ont enlevée de mon esprit... j'entre, et, immédiatement, me place à genoux devant lui... pour qu'il sache... que je reste à lui... encore... pour qu'il ne me laisse pas... j'ai si peur...  
    il reste un long moment à me regarder... mon sac posé le sol à côté de moi... je tremble... je m'en veux... pourquoi j'ai pas au moins laissé un mot ?  
    « tu étais où ? » je reste un moment silencieuse... j'ai pas envie de lui mentir...
    « aux Saintes Maries , Monsieur . »  
    il hoche la tête.... il n'a même pas l'air surpris...  je regrette, déjà....  
    « Tu veux rentrer, c'est ça ? » je réfléchis... non... je ne veux pas... tout ce que je veux, c'est rester ici,  avec lui, c'est tout.
    je fais non avec la tête.  
    une gifle s'abat sur ma joue... celle là, je ne l'ai pas volée... elle respire le souci qu'il a pu se faire, pendant ces 4 jours... je ne moufte pas...  
    il fait les cent pas... je redoute une décision... que je refuse d'entendre... mon cœur bat trop vite, mais pourtant j'ai l'air immobile et sereine...  
    « pourquoi tu n'as pas demandé, avant de partir comme une sale chienne ? »  
    ses mots résonnent dans mon esprit... jamais il ne m'a parlé comme ça... malgré tout ce que j'ai pu faire de travers... jamais...  je retiens de force mes larmes... je n'arrive pas à lui répondre...
    « le pire, c'est que je t'aurai dit oui, mais toi t'es qu'une petite salope qui pense qu'à toi. » je relève un regard noir vers lui, un regard lourd de haine, lourd de reproches...  
    une autre gifle me fait baisser les yeux... je sers les poings...  
    pourtant, je lui suis reconnaissante... si j'avais été moins stupide, il m'aurait dit oui, je serais partie, et , à mon retour, il m'aurait comblée de caresses... je ne peux m'en prendre qu'à moi... c'est pour ses insultes que le maudis... que je le défis... je n'ai pas l'habitude... ce ne sont pas ses méthodes... il les a prises à qui, ces méthodes ? à son ami, chez qui il m'emmène, parfois ? sur Internet ? à qui ? ça n'est pas lui, en tout cas...
    « lève toi. »
    j'obéis instantanément... l'habitude ...  
    « encore une fois, je te le demande : tu veux t'en aller ? » je fixe mon regard dans le sien... j'y mets toute ma confiance, toute ma docilité, toute ma douceur, acquise patiemment au fil des mois...  
    « non Monsieur, je ne veux pas partir. pardonnez moi, s'il vous plaît... »
    il soupire, il a l'air agacé...
    « tu crois que tu peux tout régler en demandant pardon ? »
    je reste silencieuse... je ne vois pas ce que je peux dire d'autre...  
    « nina, regarde moi. » je fixe mon regard dans le sien, soulagée de retrouver dans sa voix un peu de sa douceur habituelle... mes yeux retiennent leurs larmes, à grande peine.
    il passe une main sur ma joue... là où, quelques minutes avant , la douleur a rosi ma peau...  
    « la prochaine fois, tu demandes, d'accord ? » je fais oui avec la tête...  
    il rajoute, presque en murmurant « au moins pour que je ne m'inquiète pas. » je lui souris... qu'est ce que je serais sans lui ?
    « allez, monte, maintenant. » je suis presque soulagée... la sanction va tomber, sûrement dure, comme d'habitude mais... il ne va pas me laisser. j'ai envie de sourire... j'ai envie de danser... j'ai envie de célébrer chaque nuée de douleur qui va me traverser quand je serai en haut comme un océan de couleurs...  
    je monte, me déshabille, me place à genoux sur le sol, et je l'attends... quand il arrive, j'ai terriblement envie de lui sourire... à ses yeux, il m'a déjà pardonnée, c'est plus pour la forme que nous sommes ici... c'est rare que ça soit le cas mais.... ce sont les sanctions que je préfère... quand le pardon est accordé par avance... elles dansent sur ma peau, comme un arc en ciel de soulagement...  
    il noue mes poignets l'un à l'autre, et me hisse, tout doucement... me voilà suspendue dans le vide... je n'ai pas peur... j'ai une confiance aveugle en lui... il pourrait bien me tuer, il m'aurait tuée d'amour, et je mourrais heureuse...  
    il redescend... j'attends... patiemment... lorsqu'il revient, il tient entre ses doigts des petites bougies, toutes fines... je lui souris... je sais d'avance ce qu'il va faire... j'ai peur, bien sûr... peur de la douleur... et alors ? c'est une peur qui me fait vibrer, au rythme de mon cœur...  
    les premières coulées de cire bouillante s'oublient sur mes seins... je gémis... tout doucement... je sers les poings très fort pour m'empêcher de crier...  
    aujourd'hui, je suis capable d'endurer les sanctions avec un peu du courage qu'il m'a tant réclamé... enfin pas toujours... mais j'essaie.
    les autres coulées dessinent de petites cascades sur mon ventre, puis sur mes fesses... je tremble de douleur... je ne moufte pas... je suis si fière, d'y arriver...  
    il laisse la cire et ma peau se calmer, tout doucement... en caressant mes cheveux... puis il récupère le martinet, et, consciencieusement, retire les traces de cire de ma peau, en les frappant de pleine volée...les coups s'enchaînent, vite, trop vite.... j'en perds le souffle, je gémis chaque fois un peu plus... il me laisse le temps de me calmer, tout doucement, sans dire un mot...
    puis, du bout des doigts, il caresse mon clitoris... la réaction est immédiate... je me tends vers lui... heureuse que la sanction soit déjà achevée, et fière de l'avoir supportée dignement... lorsqu'il cesse d'un seul coup de m'accorder ce répit, et prend à nouveau une bougie, je suis déçue, mais ne lui montre pas... au contraire, je me tends vers la douleur à venir... il l'a mérité... il s'est inquiété... il ne m'a pas laissée... la cire coule le long de mon ventre, puis de mon clitoris... je ne peux retenir un petit cri aigu de douleur... il récupère une autre bougie... 4 fois de suite, la cire brûle la base de mes lèvres... 4 fois pour 4 jours... chaque fois, je le remercie du regard... le martinet efface ensuite longuement la sanction... je crie doucement... juste pour me calmer... ma petite chatte est vite en feu... presque en sang... je le supplie du regard... il s'arrête...
    lorsqu'il ouvre sa braguette, j'ai peur d'avoir trop mal, après le traitement reçu... mais, il me contourne, tout doucement, il soulève mes cuisses entre ses doigts, les maintient, et présente son sexe contre mon anus... je gémis doucement... il sait comme je suis douillette pour ça... comme s'il avait compris, du bout de son sexe, il récupère l'humidité que la sanction a fait naître entre mes lèvres... puis, il s'enfonce entre mes fesses... je sers de toutes mes forces les cordes de mes liens... pour étouffer un sanglot de douleur... et un gémissement de plaisir...  
    il pilonne longuement mon anus, alternant sa douceur que je chéris, et sa fougue, que j'adore... parfois, il se retire entièrement, puis s'enfonce à nouveau... je ne peux m'empêcher de crier...  mon clitoris palpite de plaisir... plaisir de l'avoir retrouvé... plaisir d'avoir choisi de rentrer...  
    lorsque, enfin, je sens son sexe s'immobiliser en moi et sa chaleur m'envahir, 4 petites gifles assiègent mon clitoris, et un baiser bouillant s'empare de ma nuque...
    plaisir d'être à lui...
     


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